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13.07.2008
les abeilles suite
Mortalité des abeilles : les pesticides hors de cause selon la justice
Nouvel épisode dans l'affaire qui oppose les apiculteurs aux fabricants du pesticide Regent TS, Bayer et BASF. Le procureur de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a requis un non-lieu en faveur des groupes chimiques, estimant qu’aucun lien entre la surmortalité des abeilles et le pesticide n’est établi.
"Insecticide utilisé en traitement des semences pour la protection des cultures de maïs et de tournesol contre le taupin, un ravageur souterrain," telle est la description du Régent donnée par BASF qui précise : "Il ne présente aucun danger pour l'homme et l'environnement." Pourtant dès 2003, de premières études impliquent le fipronil, substance active du Regent, dans la surmortalité d'abeilles. En février 2004, suite à la mise en examen, BASF Agro qui commercialise le Regent et son PDG Emmanuel Butstraen étaient mis en examen pour "mise en vente de produits agricoles toxiques nuisibles à la santé de l'homme et de l'animal". Une décision qui concernera pour les mêmes raisons, la firme Bayer Crop ancien propriétaire du Regent (voir articles liés).
Après plusieurs mois et semaines de batailles d'experts, le procureur Claude Derens a finalement requis un non-lieu en faveur des firmes chimiques et de leurs dirigeants.
"A l'issue des très nombreuses expertises acquises au dossier, il n'était pas envisageable d'affirmer un lien incontestable entre l'utilisation du fipronil dans l'enrobage des semences et les surmortalités des abeilles constatées à l'occasion des campagnes 2002 et 2003", estime-t-il dans les réquisitions transmises aux avocats des différentes parties. Le procureur s'est appuyé principalement sur un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) d'avril dernier qui révélait "qu'il n'y a aucune relation entre la présence de fipronil et celle des abeilles adultes et larvaires."
"Non-responsabilité du Regent TS"
L'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) a exprimé "sa réprobation devant des réquisitions aussi caricaturales qui survolent à peine quelques points du dossier sans en traiter aucun, et qui donnent une idée consternante de l'impuissance judiciaire de notre pays face aux graves problèmes environnementaux de notre temps." A contrario, BASF se félicite de cette décision puisque ces réquisitions "confortent la non-responsabilité du Régent TS dans les mortalités d'abeilles." A ce jour, le Regent TS est toujours interdit de commercialisation en France suite à la décision qu'avait prise Hervé Gaymard alors ministre de l'Agriculture en 2004, tandis qu'il est autorisé en Europe. L'affaire est en attente désormais d'une décision de la juge d'instruction : soit confirmer ce non-lieu, soit un renvoi en correctionnelle.
Alors que BASF privilégie les pistes du manque de biodiversité et du rôle primordial des parasites –en accord sur ce point avec certains apiculteurs- pour expliquer la surmortalité des abeilles, il faut souligner que, dans son rapport, sur lequel le procureur Claude Derens a appuyé son réquisitoire, l'Afssa invitait à tenir compte du "très petit nombre d'observations" qui avait servi à l'étude, en l'occurrence 120 colonies d'abeilles domestiques. En outre, en février dernier, le ministère de l'Agriculture rendait public un rapport du Comité Scientifique et Technique (CST) de l'Etude Multifactorielle des Troubles des Abeilles, selon lequel le fipronil ferait courir "des risques inacceptables" aux abeilles. A l'époque, pour le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, "ce rapport montre clairement la dangerosité inhérente à ces insecticides systémiques en enrobage de semences et souligne toute l'absurdité de l'homologation récente de l'insecticide Cruiser."
Le Cruiser interdit en Allemagne
Si le réquisitoire du procureur de Saint-Gaudens met hors de cause le fipronil, l'implication des pesticides dans la surmortalité des abeilles est loin d'être écartée. En effet, la récente décision de l'Allemagne de suspendre l'autorisation de l'insecticide Cruiser, produit de la société Syngenta, relance le débat. Le Bureau fédéral pour la protection des consommateurs et la sécurité alimentaire (BVL) a choisi le principe de précaution, suite à un examen des faits concernant les dommages importants sur les abeilles du sud-ouest de l'Allemagne et mettant en cause certaines techniques de semis.
Il est vraisemblable aux yeux de certains experts que ce soit la conjonction de plusieurs facteurs –pesticides, champignon pathogènes et acarien- qui explique la disparition des abeilles particulièrement nécessaires à l'équilibre écologique (voir article lié). Auquel cas, on n'établira peut-être jamais de lien de causalité certain et indiscutable entre la présence d'un pesticide et de la disparition des abeilles. C'est alors le principe de précaution qui peut venir au secours de l'environnement plutôt que la décision de justice.
06:55 Publié dans DEVELOPPEMENT DURABLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOC MARIA PLOUZANE
les abeilles suite
Mortalité des abeilles : les pesticides hors de cause selon la justice
Nouvel épisode dans l'affaire qui oppose les apiculteurs aux fabricants du pesticide Regent TS, Bayer et BASF. Le procureur de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a requis un non-lieu en faveur des groupes chimiques, estimant qu’aucun lien entre la surmortalité des abeilles et le pesticide n’est établi.
"Insecticide utilisé en traitement des semences pour la protection des cultures de maïs et de tournesol contre le taupin, un ravageur souterrain," telle est la description du Régent donnée par BASF qui précise : "Il ne présente aucun danger pour l'homme et l'environnement." Pourtant dès 2003, de premières études impliquent le fipronil, substance active du Regent, dans la surmortalité d'abeilles. En février 2004, suite à la mise en examen, BASF Agro qui commercialise le Regent et son PDG Emmanuel Butstraen étaient mis en examen pour "mise en vente de produits agricoles toxiques nuisibles à la santé de l'homme et de l'animal". Une décision qui concernera pour les mêmes raisons, la firme Bayer Crop ancien propriétaire du Regent (voir articles liés).
Après plusieurs mois et semaines de batailles d'experts, le procureur Claude Derens a finalement requis un non-lieu en faveur des firmes chimiques et de leurs dirigeants.
"A l'issue des très nombreuses expertises acquises au dossier, il n'était pas envisageable d'affirmer un lien incontestable entre l'utilisation du fipronil dans l'enrobage des semences et les surmortalités des abeilles constatées à l'occasion des campagnes 2002 et 2003", estime-t-il dans les réquisitions transmises aux avocats des différentes parties. Le procureur s'est appuyé principalement sur un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) d'avril dernier qui révélait "qu'il n'y a aucune relation entre la présence de fipronil et celle des abeilles adultes et larvaires."
"Non-responsabilité du Regent TS"
L'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) a exprimé "sa réprobation devant des réquisitions aussi caricaturales qui survolent à peine quelques points du dossier sans en traiter aucun, et qui donnent une idée consternante de l'impuissance judiciaire de notre pays face aux graves problèmes environnementaux de notre temps." A contrario, BASF se félicite de cette décision puisque ces réquisitions "confortent la non-responsabilité du Régent TS dans les mortalités d'abeilles." A ce jour, le Regent TS est toujours interdit de commercialisation en France suite à la décision qu'avait prise Hervé Gaymard alors ministre de l'Agriculture en 2004, tandis qu'il est autorisé en Europe. L'affaire est en attente désormais d'une décision de la juge d'instruction : soit confirmer ce non-lieu, soit un renvoi en correctionnelle.
Alors que BASF privilégie les pistes du manque de biodiversité et du rôle primordial des parasites –en accord sur ce point avec certains apiculteurs- pour expliquer la surmortalité des abeilles, il faut souligner que, dans son rapport, sur lequel le procureur Claude Derens a appuyé son réquisitoire, l'Afssa invitait à tenir compte du "très petit nombre d'observations" qui avait servi à l'étude, en l'occurrence 120 colonies d'abeilles domestiques. En outre, en février dernier, le ministère de l'Agriculture rendait public un rapport du Comité Scientifique et Technique (CST) de l'Etude Multifactorielle des Troubles des Abeilles, selon lequel le fipronil ferait courir "des risques inacceptables" aux abeilles. A l'époque, pour le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, "ce rapport montre clairement la dangerosité inhérente à ces insecticides systémiques en enrobage de semences et souligne toute l'absurdité de l'homologation récente de l'insecticide Cruiser."
Le Cruiser interdit en Allemagne
Si le réquisitoire du procureur de Saint-Gaudens met hors de cause le fipronil, l'implication des pesticides dans la surmortalité des abeilles est loin d'être écartée. En effet, la récente décision de l'Allemagne de suspendre l'autorisation de l'insecticide Cruiser, produit de la société Syngenta, relance le débat. Le Bureau fédéral pour la protection des consommateurs et la sécurité alimentaire (BVL) a choisi le principe de précaution, suite à un examen des faits concernant les dommages importants sur les abeilles du sud-ouest de l'Allemagne et mettant en cause certaines techniques de semis.
Il est vraisemblable aux yeux de certains experts que ce soit la conjonction de plusieurs facteurs –pesticides, champignon pathogènes et acarien- qui explique la disparition des abeilles particulièrement nécessaires à l'équilibre écologique (voir article lié). Auquel cas, on n'établira peut-être jamais de lien de causalité certain et indiscutable entre la présence d'un pesticide et de la disparition des abeilles. C'est alors le principe de précaution qui peut venir au secours de l'environnement plutôt que la décision de justice.
06:50 Publié dans DEVELOPPEMENT DURABLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOC MARIA PLOUZANE
LOI DE MODERNISATION DE L ECONOMIE
jeudi 10 juillet 2008
Les sénateurs ne croient pas au hard-discount
Victoire pour Jean-Pierre Raffarin : le Sénat verrouille la création de grandes surfaces. En attendant que les députés le contredisent.
Jean-Pierre Raffarin jubile. Momentanément. Le Sénat, dont il aspire à la présidence, a supprimé la mesure phare de la loi de modernisation économique, celle qui facilite l'implantation des grandes surfaces. Votée par les députés de la majorité, elle doit ramener la concurrence dans les prix et le pouvoir d'achat dans les porte-monnaie. Las, les sénateurs ne font pas leurs courses dans les magasins de hard-discount. Le projet de loi conditionnait l'ouverture de grandes surfaces de plus de 1 000 m2 à une autorisation de la Commission départementale d'aménagement commercial. Liberté en-deça. Les sénateurs l'ont étendue à 300 m2.. C'est un retour à la loi Raffarin de 1996.
L'ancien Premier ministre s'est élevé contre l'idée que « le hard-discount serait la solution pour le pouvoir d'achat ». « Non au déterminisme qui laisserait penser qu'il n'y a d'avenir que pour les grands. Retour à la protection du petit commerce », a plaidé celui qui vient pourtant du parti libéral et qui a soutenu avec force la candidature de Nicolas Sarkozy.
Ce tour d'estrade étant fait, Jean-Pierre Raffarin devrait néanmoins rapidement déchanter : les députés rétabliront avec obéissance sinon sagesse le texte initial du gouvernement qui en revient à la règle d'avant la loi Raffarin.
Pendant ce temps, l'Assemblée a rétabli la version initiale d'un autre dispositif, introduit dans la loi modifiant les institutions : le référendum d'initiative populaire. Le Sénat y avait mis un verrou : un seuil minimal de participation des électeurs pour que le projet soumis à référendum soit adopté ; les députés l'ont supprimé. Ils ont, par ailleurs, supprimé le droit de grâce collective du président de la République, comme celui-ci le souhaitait ; les sénateurs l'avaient rétabli.
La majorité a, en revanche, rejeté un amendement de François Bayrou affirmant que « la loi garantit l'indépendance des médias aussi bien vis-à-vis de l'État que des intérêts économiques de leurs actionnaires ». Les parlementaires de la majorité ont été reçus par le Premier ministre qui les a remobilisés «à douze jours de l'heure de vérité» sur ce texte.
06:40 Publié dans Commerce et artisanat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOC MARIA PLOUZANE
stationnement à Portez
J'avais réussi faire entendre raison à la patronne de l'Albatros pour qu'elle enlève son panneau privatif sur l'aire de stationnement très du poste de secours.
Or il a été remis avec indiqué en dessous permis de stationner du 3 jullet 2008.
Sauf erreur de ma part, on ne peut privatiser un espace du domaine public.
L'affaire est à suivre sérieusement. Serait ce un nouveau passe droit accordé à cet établissement?
Je vous remercie de venir me lire mais je souhaiterai que vous vous rendiez sur le blog ensemble http://ensemble.blogs.letelegramme.com/
En effet je fais des articles sur quatre blogs et cela me prend du temps. Donc, je vous remercie d'avance de vous rendre sur le blog précité en le gardant dans vos favoris pour en garder l'adresse Email
06:30 Publié dans Aménagement du territoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOC MARIA PLOUZANE
SECHERESSE ET MALADIES EN RUSSIE
AFP - mardi 8 juillet 2008, 13h59
Réchauffement : risques de maladies et de sécheresse en Russie
La Russie, encore largement sceptique sur le réchauffement de la planète, est confrontée à un risque accru de maladies, de sécheresse et de dégâts sur ses infrastructures en raison des changements climatiques, a averti mardi le Fonds mondial pour la nature (WWF) à Moscou.
L'organisation de défense de l'environnement a appelé les autorités russes à "prendre les devants".
"Nous sommes très inquiets (...) Nous devons agir à temps. Certaines régions de Russie ont d'urgence besoin d'attention", a souligné Alexeï Kokorine, un chercheur de WWF et un des auteurs d'une nouvelle étude sur le sujet présentée mardi à la presse.
Alertant sur une question qui vient seulement d'être abordée en Russie, WWF a jugé que les autorités devraient faire pression pour que le pays contribue à une réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement.
"Nous devons comprendre que les dégâts provoqués par les changements climatiques se produisent ici et maintenant et ne sont pas un problème d'un l'avenir lointain (...) Les enjeux sont importants et il y va notamment de notre santé", a mis en garde Igor Tchestine, le chef de la branche russe de WWF.
Depuis son arrivée au pouvoir en mai, le président Dmitri Medvedev a ordonné que soient prises des mesures visant à réduire de 40% la quantité d'énergie utilisée par la Russie par unité de Produit intérieur brut d'ici à 2020.
Mais ce sujet ne fait toujours pas partie du débat public dans un pays riche en ressources naturelles qui tire profit de l'envolée des prix des hydrocarbures et dont l'économie a connu un boom ces dernières années, améliorant le niveau de vie de nombre de ses habitants.
Le rapport souligne que la plus grande douceur des printemps en Russie s'accompagne déjà d'une fréquence plus élevée de cas d'encéphalites, de paludisme et de contamination par le virus du Nil occidental dans certaines parties de ce vaste pays.
Les changements climatiques pourraient également provoquer des inondations et des sécheresses dans les régions du Sud, ajoute le document.
La fonte du permafrost (sol en permanence gelé) en Sibérie détériore déjà les bâtiments et les routes et pourrait affecter les infrastructure du secteur de l'énergie ainsi que le mode de vie des peuples indigènes, relèvent les auteurs de l'étude.
06:25 Publié dans DEVELOPPEMENT DURABLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOC MARIA PLOUZANE







