« PAE de la route de Trégana | Page d'accueil | ENVIRONNEMENT ET URBANISME »

12.04.2008

LA TERRE AGRICOLE DISPARAIT

Amis agriculteurs et rurbains,

Voici un constat qui est triste et symptomatique du phénomène actuel de l'urbanisation des campagnes. Voyez sur notre commune ce qui ce passe, et ce qui nous est promis avec la rocade nord inscrite au plu.


500 hectares de terres agricoles perdues par an
La charte sur le bon usage du foncier n'est pas suffisamment connue et appliquée. Le sujet a été évoqué à la session de la chambre d'agriculture.
Le grignotage de la surface agricole. Les lotissements, les zones commerciales et autres aménagements routiers empiètent sur la Surface Agricole Utile (SAU) départementale. Elle est passée de 424 000 hectares en 1994 à 419 000 hectares en 2005. « C'est 1,5 hectare de terre agricole en moins par jour, note Anne Castex, spécialiste du foncier à la chambre d'agriculture, trois hectares de moins en comptant les zones humides et les bois. » La charte « pour une reconnaissance partagée de l'agriculture dans l'aménagement du territoire » signée en décembre 2006 prévoit un diagnostic agricole avant la mise en place des Scot (Schémas de cohérence territoriale) et PLU (plans locaux d'urbanisme). « Elle est encore trop peu diffusée auprès des élus, regrette Jacques Jaouen, président de la chambre, nous allons nous appliquer à la faire connaître. ».

Un observatoire du foncier. La pression est plus forte sur la frange littorale où se trouvent 31 % des exploitations agricoles et dans les zones périurbaines mais la chambre manque de données précises.

Dans le cadre de la charte, elle a pour mission de collecter les données disponibles. Les chambres de commerce, la Safer, l'Adaséa, le conservatoire du littoral, les communautés de communes, l'agence départementale d'urbanisme, sont invités à participer à cet observatoire dont le financement sera assuré par le conseil général.

Trop d'espaces réservés à l'urbanisme. Les besoins de l'agriculture sont plutôt bien pris en compte dans les Scot au niveau des communautés de communes mais pas dans les plans locaux d'urbanisme des communes. « Il y a deux à 5 fois trop d'espaces réservés à l'urbanisme par rapport aux orientations données dans les Scot, note Anne Castex. Mais des initiatives vont dans le bon sens. La chambre a noué un partenariat avec la chambre de commerce de Quimper-Cornouailles pour ne pas étaler les zones artisanales. Elle a réalisé un diagnostic agricole en partenariat avec la communauté de communes du pays de Quimperlé.

Cette dernière s'est engagée à limiter la surface des lots urbanisables à 500 m2.

Déficit de 573 000 € en 2007. La chambre avait prévu un résultat négatif de 400 000 € dans son budget modificatif finalement le déficit sera de 573 000 €. Pour Jacques Jaouen « cette dégradation n'a pas été anticipée à sa juste valeur et sa constatation a été trop tardive. D'autre part, ce niveau est probablement révélateur de disparitions de financement d'un certain nombre de nos actions. »